01.08.08

Permalink 10:23:29, Catégories: Ministère de louange, 2835 mots   French (FR)

Chantez à l'Eternel un cantique nouveau

Par M. Alfred Kuen

Un cantique nouveau

Plusieurs fois, les Psaumes nous demandent : "Chantez à l'Éternel un cantique nouveau" (Ps. 33 : 3; 96:1; 98:1;149:1; Es. 42:10). Cette exhortation a été interprétée de diverses manières : au travers d'expériences neuves de la grâce de Dieu, trouver de nouvelles raisons de le louer (cf. Ps. 40:4), chanter avec un cœur renouvelé, c'est à dire régénéré. Cependant, le Psalmiste parle d'un cantique nouveau. Alors pourquoi ne pas apprendre de nouveaux cantiques - ou en composer ?
Le culte n'est certainement pas le moment qui convient à un tel apprentissage, toute l'attention se trouve détournée de Dieu et du sens des paroles par les difficultés rythmiques et mélodiques du chant. Mieux vaut réserver, comme nous l'avons dit plus haut, un moment avant le culte ou lors d'une réunion de la semaine à cette intention. Lorsque le célèbre chanteur John Littleton anime une messe où il fait reprendre certains refrains par l'auditoire, il convoque les fidèles un quart d'heure à l'avance pour les leur apprendre. De cette manière on peut procéder à un véritable apprentissage phrase par phrase, sans avoir peur de "profaner" le moment de l'adoration.

K. Osbeck donne quelques règles utiles pour l'apprentissage rapide d'un nouveau chœur :

Les paroles devraient être simples et contenir une vérité biblique importante.
La mélodie et le rythme doivent être plutôt faciles à apprendre.
Sachez parfaitement vous-même le chœur avant d'essayer de l'apprendre aux autres. Ayez le texte sous les yeux même si vous pensez le savoir par cœur.
Donnez à temps une copie des notes à l'accompagnateur.
Ayez une collection de chœurs adaptés à divers sujets (louange, prière, consécration... ).
Pour apprendre le chœur :
a) Introduisez-le de manière à donner envie de l'apprendre.
b) Dites les paroles pendant que le pianiste joue la mélodie.
c) Chantez-le ou faites-le chanter par la chorale.
d) Répétez encore une fois les paroles sans la musique.
e) Faites répéter le chant par l'auditoire en l'aidant par votre chant ou celui de la chorale. Répétez la ligne suivante ou son début entre les phrases musicales. Indiquez la hauteur des sons par des gestes de la main (chironomie de David).
f) Faites répéter plusieurs fois en variant à chaque fois la motivation de cette répétition (insistance sur les paroles, le rythme, l'expressivité, les nuances...).
g) Reprenez le chœur la semaine suivante.

On peut procéder de même pour l'apprentissage de cantiques plus longs en les prenant phrase par phrase.

Ne passez pas trop de temps sur le même chant la première fois. Il vaut mieux le laisser "sédimenter" et y revenir la semaine suivante.

On peut ajouter : encouragez les chanteurs à répéter le chant appris durant les moments libres de la semaine (vaisselle, jardinage, déplacements). L'esprit humain a besoin de nouveauté pour rester alerte. Avec des cantiques que l'on connaît par cœur, il faut faire un double effort pour penser les mots. Dieu nous encourage à renouveler notre hymnologie par l'exhortation ci-dessus répétée plusieurs fois dans sa Parole. Comment trouver sans cesse du nouveau ?
En explorant les richesses méconnues de l'hymnologie traditionnelle.
En exploitant le trésor musical folklorique.
En créant du neuf.

1. Revaloriser l'hymnologie traditionnelle

Nous ne connaissons pas nos richesses. Le trésor de l'hymnologie universelle contient d'innombrables cantiques oubliés dont beaucoup seraient encore utilisables aujourd'hui. Et parmi ceux qui figurent toujours dans les recueils de cantiques, combien sont encore chantés ? Dans un recueil qui en contient 600, c'est à peine si le fidèle en connaît une cinquantaine, ou même une trentaine. On chante toujours les mêmes parce qu'on ne connaît pas les autres, et on ne connaît pas les autres parce qu'on chante toujours les mêmes...

Il existe, certes nombre de chants dont le style est dépassé, les paroles incompréhensibles en post-chrétienté ("Suivez toujours l'Agneau") et les mélodies trop sentimentales ou mal adaptées au texte. Mais dans beaucoup de cas, nos hymnes chrétiens constituent des unités homogènes qui ont défié le temps, et ils seront encore chantés quand on ne parlera plus du rock et de la pop music en dehors de l'histoire de la musique. Beaucoup de jeunes les méprisent par réaction ou par ignorance, mais les redécouvrent avec émerveillement une fois les vagues contestataires assagies... Ne devrait-on pas profiter du goût pluraliste actuel pour introduire, même dans les concerts de jeunes, quelques cantiques classiques, rajeunis au besoin par une nouvelle harmonisation ou même une légère adaptation rythmique. Ils seront certainement appréciés par beaucoup d'auditeurs car leur richesse mélodique et leur densité d'expression contrastent de manière heureuse avec la pauvreté de bien des productions modernes.

Le charme de l'ancien

Cette revalorisation de notre héritage ne devrait pas se limiter uniquement à nos recueils usuels, qui contiennent surtout des chants du XIXe siècle. Pourquoi ne pas remonter plus haut à la découverte de trésors enfouis comme on fouille les greniers à la recherche d'antiquités ? Les recueils allemands ou anglais, en particulier, contiennent des joyaux qui attendent toujours d'être traduits en français.

On pourrait, en analysant et en classant méthodiquement le mètre de nos cantiques français mal mariés à une musique inadéquate, essayer de leur trouver un partenaire mieux assorti parmi ces mélodies étrangères. Ajoutons que ces mêmes pays ont produit ces dernières années des recueils contenant un nombre important de compositions plus récentes, tels que par exemple les trois recueils de Jesu Name nie verklinget et les Youth Praise, dont plusieurs mériteraient d'être adaptés en français. L'avantage d'une traduction récente serait d'avoir des textes dépourvus des archaïsmes qui déparent bien des cantiques du passé.

Pour le culte, il faudrait donner une place particulière aux psaumes qui ont été, de tous temps, les porteurs de la louange comme de la supplication des assemblées de croyants : psaumes huguenots, psaumes de Goudimel, adaptations modernes comme dans Psalm Praise, (Falcon, London 1973) chants alternés, etc. Les textes des cantiques de l'Église primitive (voir en Phil. 2, Col. 1 et 2, Apoc.) et des prières de l'Église ancienne (Didaché, écrits des Pères apostoliques, Gloria, etc.) fourniraient aux poètes la matière de cantiques répondant aux besoins des chrétiens d'aujourd'hui qui sont les mêmes que ceux de tous les temps.

Que Dieu nous aide à gérer le patrimoine reçu de nos pères avec la liberté des fils de la maison !

2. Exploiter le trésor musical folklorique

Une autre veine à exploiter musicalement serait le folklore. Le cas des États-Unis est frappant où le folksong connaît actuellement une vogue sans précédent : d'anciennes mélodies populaires de l'Ouest sont exhumées - ou imitées - évoquant avec nostalgie un passé lointain et idyllique. Il y a là une réserve de choix pour les poètes évangéliques en quête de musique, car ces mélodies populaires plongent leurs racines dans le subconscient collectif d'un peuple et font vibrer une corde sensible en chacun de nous.

Mais il ne faut pas se contenter du folklore d'un seul pays : les vieilles chansons populaires de France, d'Italie, d'Espagne, d'Angleterre recèlent certainement des mélodies dignes d'être reprises par de jeunes voix désireuses de louer le Seigneur.

Des trésors cachés

Là aussi, une exploration des bibliothèques musicales des Conservatoires apporterait des moissons valables. Et pourquoi ne pas fouiller, par la même occasion, les collections de canons des grands maîtres pour enrichir ce genre particulièrement adapté à un chant improvisé à plusieurs voix ? Avec un peu d'ingéniosité et de persévérance, il devrait donc être facile d'enrichir nos hymnologies de cantiques de valeur en utilisant les procédés mêmes qui ont assuré le succès des chants religieux du passé. En retrouvant, comme Luther, "la veine populaire du sentiment religieux et de l'adoration", on renouerait avec une tradition qui s'est perdue dans l'Église où, "sous l'influence d'un siècle entier de musique de concert, le choral a rapidement oublié les sources populaires. Mais la perte de contact avec la chanson lui deviendra fatale" (Marc Honegger, P M. 50 p. 75,101).

Enfin, en poussant la recherche encore plus loin, on pourrait aussi tenter d'assimiler quelques chants de tradition africaine qui ont passé avec tant de bonheur dans l'hymnologie des églises de là-bas.

3. Créer du neuf

a) Créativité des Réveils

Quand on considère le passé de l'Église, on est frappé par l'ampleur de sa créativité hymnologique. Chaque période a eu ses cantiques à elle, répondant aux aspirations et au goût du moment. Les périodes les plus productives ont été celles des réveils de la foi et de la piété. La Réforme a été l'une d'elles : aux XVIe et XVIIe siècles, on assiste à une prolifération étonnante ; comme le dit Marc Honegger, "à la mort de Luther en 1546, le nombre des mélodies de chorals était infime... en 1697, un immense recueil de huit volumes publié à Leipzig en contenait près de 5 000." (P.M. p. 75). Une autre vague a été celle du Réveil. A lui seul, le méthodisme a enrichi l'hymnologie anglaise de plus de 6 500 cantiques ! Il en fut de même du Réveil américain qui nous a donné les hymnes inoubliables de Ph. Bliss et I. Sankey ("Songs and solos" contient plusieurs milliers de cantiques) ainsi que du Réveil de Genève (César Malan, à lui seul, en composa plus de 1000). De tels faits nous laissent songeurs : notre génération se laissera-t-elle saisir par une sainte jalousie et relèvera-t-elle le défi de ses pères?

b) Éduquer et développer la créativité

Disons d'abord que toute revalorisation de la musique évangélique implique une éducation musicale, et chacun sait qu'une telle éducation commence tôt. Les parents chrétiens ne devraient pas hésiter à donner à leurs enfants une formation adéquate, sachant que c'est là un placement qui donnera plus tard des fruits dans l'œuvre du Seigneur. C'est aussi le moment où la créativité peut être développée, car l'enfant n'a pas encore les réactions de la plupart des adultes qui l'ont bloquée par un amour-propre mal placé ("ce que je fais ne vaut rien..." , "on se moquerait de moi... "). II existe maintenant des méthodes de solfège et d'éducation musicale qui visent à développer l'improvisation et la composition (Willems, Orff). Or, un don cultivé à temps peut espérer produire un jour des œuvres valables susceptibles de rivaliser avec des créations professionnelles.

Le prix à payer

"Un chrétien doit chercher à bien faire tout ce qu'il fait, disait un jour Edmond de Pressenssé. II lui est facile de ne pas composer des vers, mais s'il en fait, qu'il se soumette à la règle." Sommes-nous prêts à payer le prix pour le service du Seigneur ou bien nous contenterons-nous de l'improvisation et du bricolage ? Encourageons-nous les jeunes à profiter des nombreuses occasions offertes actuellement à ceux qui désirent se former sur tous les plans (musique instrumentale, direction chorale, harmonisation, etc.) - ou du moins, à faire l'effort nécessaire pour apprendre à déchiffrer correctement un chant afin de ne pas se limiter d'emblée à ceux que l'on peut apprendre par audition ?

Nous pouvons être d'autant plus exigeants que le but à poursuivre ne requiert pas obligatoirement qu'on ait atteint les hauts sommets de la technique musicale. Signalons à titre d'exemple un essai qui mériterait d'être creusé.

Une expérience à imiter

Dans une école biblique allemande, des étudiants, après une étude biblique, se sont partagés en trois groupes ; l'un d'eux concrétisait les pensées des participants dans des textes en poésie et en prose, le deuxième les exprimait par des arts picturaux, le troisième les mettait en musique. Ils s'attendaient vraiment à recevoir la mélodie comme un cadeau de Dieu... ce qui ne les empêcha pas de composer d'abord un texte résumant le message de l'étude biblique, de l'analyser (syllabes fortes et faibles, pensées à souligner par des notes plus hautes ou plus longues) et puis de composer la musique phrase par phrase pour en faire un ensemble cohérent (Offene Türen, nov.- déc.1977, Missionshaus Bibelschule Wiedenest, p. 25).

On sait par une lettre de Pline que les premiers chrétiens pratiquaient une sorte de psalmodie alternante qui se déroulait comme un dialogue entre l'officiant et l'assemblée. C'est le style qui se prête le mieux à l'improvisation puisqu'il laisse au meneur le temps de modeler la phrase suivante sur les paroles (comme cela se pratique encore dans les églises noires américaines). Je me souviens moi-même d'un voyage à travers la savane du Mali où, avec une demi-douzaine de frères africains, nous improvisions sur des centaines de kilomètres des chants antiphonés.

c) Encourager les artistes que Dieu nous donne

Contrairement à ce que l'on pense, le problème de la création musicale est autant un problème collectif qu'individuel. Certes, un grand artiste n'attendra pas, pour exprimer ce qui bouillonne en lui, que le milieu ambiant soit favorable à sa production. Mais les grands artistes sont rares, et les autres - pour lesquels nous devons être reconnaissants - ont besoin d'être stimulés par le public auquel ils s'adressent. Si ceux qui existent parmi les chrétiens ne sont que tolérés ou subis, au lieu d'être encouragés, ils peuvent être tentés de chercher le succès auprès d'autres auditoires. Ne nous plaignons pas alors de leur désertion - qui aura comme corollaire la pauvreté de notre chant religieux!

Aussi, l'Église d'aujourd'hui devrait, avant toute chose, prier pour que Dieu lui accorde des dons musicaux : chanteurs, instrumentistes, compositeurs, qui soient prêts à mettre leur art au service de Dieu - sans oublier de remercier pour ceux que Dieu a déjà donnés, de les aider et de les soutenir dans leur tâche.

d) Priorité du chant en commun

Si Dieu donne des musiciens de talent à l'Église, ce n'est pas pour réduire au silence les autres fidèles. Il est clair que, dans l'assemblée, la musique est l'affaire de tous. Rien ne remplacera le chant en commun.

Ce fut l'une des grandes innovations de la Réforme. Luther l'associa dès le début au culte pour que l'assemblée puisse y participer activement. En entendant les paroisses luthériennes de Strasbourg chanter leurs chorals, Calvin se persuada de la valeur spirituelle du chant pour la communauté et, revenant à Genève, il intégra le chant des psaumes au culte réformé. Malheureusement, les églises de la Réforme devaient suivre, par la suite, la même évolution que l'Église romaine au Moyen-âge : le chant de toute l'assemblée fut peu à peu remplacé par celui d'une chorale plus qualifiée, que les fidèles se contentaient d'écouter. C'est un peu ce que nous voyons aujourd'hui avec les groupes musicaux évangéliques qui se multiplient (témoignant ainsi d'un renouveau musical évangélique très réel), mais qui produisent des compositions destinées à être chantées devant un grand public par un groupe spécialisé. L'un de ces jeunes déclarait : "Nous devons continuer à composer de la musique pour l'évangélisation, mais nous devrions penser aussi à fournir au peuple de Dieu une musique qui l'aide à exprimer sa foi." (Semailles et Moisson, mars 1977, p. 39)

Dans ce cas, il faudrait donner la primauté aux lignes mélodiques simples et homogènes, aux rythmes faciles et aux paroles susceptibles d'exprimer les sentiments et les aspirations de beaucoup de chrétiens. Il pourrait s'agir tout simplement d'un cantique ancien bien connu à qui l'on donnerait une nouvelle mélodie. Ou encore de petits chœurs vite appris ou de canons entonnés d'abord par quelques choristes puis repris par tous.

On ne le dira jamais assez : tant que le renouveau musical restera en deçà du chant communautaire, quels que soient ses apports et ses nouveautés, il manquera son but. Car le dessein de Dieu est toujours le Corps du Christ, son édification et son expression. Lui seul est "la plénitude de Celui qui remplit tout et en tous" (Eph.1:23) et qui donne donc son sens à la musique de l'Église. C'est l'ensemble du Corps des rachetés de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance qui chantera le cantique nouveau devant le trône de l'Agneau (Apoc. 5:8-10;15:2-4).

Cet article a été reproduit avec la permission de M. Alfred Kuen et de M. Charles Eberli. C'est le chapitre 5 du livre "Oui à la musique"

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15.06.08

Permalink 18:09:48, Catégories: Nouvelles [A], 630 mots   French (FR)

nouvelles

Voici les nouvelles pour ce mois de juin.

Nous sommes de retour d'un séjour de dix jours au Brésil. A notre arrivée dans la ville de Curitiba, la première chose qui nous a frappée est cette pauvreté, atmosphère pesante jusque dans les habitations.
Il n'est pas rare de voir un grand immeuble à côté d’une petite maison et même parfois totalement délabrée. Ce qui m'a étonné ce sont ces personnes dénuées de tout, qui font des petits boulots pour pouvoir manger; par exemple des familles entières font le ramassage des sacs-poubelles des magasins en ville, dans des grandes charrettes sans attelage, pour les revendre ensuite à une organisation qui les recycle.
Malgré cela, les habitants mettent un point d’honneur à l'accueil, ils sont humainement très chaleureux.
Les gens vous parlent très facilement, bien que je ne parle pas le brésilien, je le comprends, il est facile de leur parler en espagnol. Un autre point d'honneur est la nourriture qui est abondante et très bonne, beaucoup de diversité bien que leur plat traditionnel soit avant tout le riz avec les petits haricots rouges et le maïs sous-toutes ses formes.

Pour en venir maintenant directement au travail et ma présence chez eux, je tiens à remercier avant tout chaleureusement la famille qui m'a accueillie.
Les répétitions ont démarré dès le jour de mon arrivée (un peu dur..). C'est certain que le niveau est vraiment différent mais ils sont prêts à faire tout leur possible. Trois répétitions c'était vraiment trop peu pour les musiciens. Les choristes étaient plus préparés et une répétition d'ensemble a permis de voir l'essentiel.
Les cinq concerts se sont faits respectivement dans les grandes églises baptistes, mais à mon grand étonnement pendant le culte…Cela semblait plus facile de cette manière.
J'ai été très impressionnée par leurs églises qui sont très grandes et remplies lors du culte. Ils sont bien organisés entre autres pour le fonctionnement des activités. Toutes les églises ont leur parking avec les frères pour faire le service d'ordre, des salles annexes pour toutes sortes d'activités, plusieurs pasteurs et évangélistes qui se partagent l'animation du culte, un ministère de louange dans chaque église, et chose qui m'a surprise, aucune demande d'offrande durant le culte…Cela se passe en interne sous forme de don.

Toutes les photos de Curitiba ainsi que celles des musiciens présents aux concerts sont à la page « galerie » dont voici le lien direct :
http://www.symphonique.org/galerie/

Nous avons mis sur le site les nouvelles prédications en anglais et espagnol du pasteur Roger dont voici les liens directs :
http://www.symphonique.org/es/predicaciones.php
http://www.symphonique.org/en/preacher.php

Nous vous demandons de les faire aussi écouter autour de vous, car ces messages sont aussi de grande utilité pour ceux qui ne connaissent pas encore le Seigneur.

Par la même occasion, nous recherchons un pasteur de langue allemande qui serait prêt aussi à nous faire parvenir quelques prédications dans cette langue.

Le pasteur Michel a écrit un texte très important à mes yeux sur « la foi éprouvée », vous le trouverez sur le blog, à la rubrique « méditation » dont voici le lien direct :
http://www.symphonique.org/blog/index.php?blog=8

Ce texte est à lire, à méditer et à diffuser autour de vous car il est une des clés importantes pour nous. N'oubliez pas que tous les textes sont traduits en trois ou quatre langues et que rien ne vous empêche de les envoyer à vos amis ou connaissances étrangères.

Que le Seigneur vous bénisse

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14.06.08

Permalink 21:54:18, Catégories: Méditation, 726 mots   French (FR)

La Foie Eprouvée

1 Pierre 1 : 6-9

… étant affligés maintenant puisqu’il le faut par diverses tentations, afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée tourner à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ …(Version Darby)

La foi doit être éprouvée, elle doit se révéler, se prouver dans l’épreuve. C’est l’épreuve de qui ? De la FOI. Lorsque nous passons l’épreuve de maths ou de langues au bac, c’est pour révéler ce que nous savons vraiment au sujet de ces matières. C’est pareil en ce qui concerne la foi, elle est démontrée par les œuvres. C’est à l’œuvre qu’on voit la foi.
C’est pour cela que Dieu teste, éprouve notre foi, c’est pour la dépouiller de toute illusion. (1 Corinthiens 3 :10 dit : L’œuvre de chacun se révélera dans le feu…)
C’est toujours un combat qui fait rage quand la foi est « attaquée ». Tôt ou tard nos croyances doivent être brûlées, détruites (pas par nous bien sûr, mais par l’épreuve) pour que seule la foi authentique demeure.

Comme le dit un des auteurs de « Souvenirs chrétiens » de 1854. « …La foi doit passer par le feu. Elle va être broyée jusqu'à ce qu’il n’en reste plus rien. Dépouillement …elle sera soumise à toutes sortes de traitements de chocs. Bouleversement dans le travail, la famille, la santé, l’église, deuils, souffrances etc. On peut même en venir à ne plus trouver en soi une étincelle de vie, enfoncé dans un abîme de maux, tomber dans les plus douloureux écarts. L’Eternel peut briser tout ce qui vient de nous. Il peut nous suspendre sur le néant et nous obliger ainsi à vivre de la grâce et de la miséricorde uniquement. L’homme naturel se croit capable de tout. Le chrétien, tout humilié qu’il est, se croit encore capable de quelque chose. Mais, quand tout à coup le bras de l’Eternel tombe sur nos échafaudages et que nous sommes comme un homme renversé par un coup de foudre, nous apprenons à nous anéantir tout autrement, en voyant sortir de ce que nous appelions conversion ou consécration tout un monde de justice propre, d’illusions sur nous-même et d’orgueil spirituel. » (fin de citation)

Oui la foi doit être éprouvée, criblée comme le dit le Seigneur en Luc 22 :31-32 : « Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas… » Jacques le dit aussi au chapitre 1 et verset 2 à 5 de son épître « Estimez-le comme une parfaite joie mes frères, quand vous serez en butte à diverses tentations, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience … »
L’épreuve de notre foi sert aussi à tester la mesure de notre obéissance au Seigneur (Voir Abraham en Genèse 22.)

L’art de la guerre spirituelle s’apprend par la foi éprouvée ( Juges 3 :1-4 ). 1 Pierre 5 : 8-9 dit : « Soyez sobres, veillez, votre adversaire le diable, comme un lion rugissant rode autour de vous cherchant qui il pourra dévorer. Résistez lui étant ferme dans la foi … ». Dieu laisse Satan nous éprouver, pour nous apprendre à résister à l’ennemi juré de notre âme et à rester dans la victoire après avoir tout surmonté.
Et enfin, le « désert » est éprouvant pour la foi. Il fait apparaître ce qu’il y a vraiment dans nos cœurs. « Tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Eternel ton Dieu t’a fait marcher, ces quarante ans dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour connaître ce qui était dans ton cœur, si tu garderais ces commandements ou non » : Deutéronome 8 : 2-3. Oui le désert est très éprouvant parce que souvent Dieu nous y « abandonne » (2 Chroniques 32 :31 ).
Ne lâchons pas dans l’épreuve. La foi dans les turbulences s’enracine en Christ notre vie, notre victoire. En tout temps gardons les yeux du cœur fixés sur Jésus notre foi, celui qui l’amène à la perfection. (Hébreux 12).

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Permalink 09:52:34 pm, Categories: Meditation, 855 words   English (UK)

Tested Faith

1 Peter 1 : 6-9
In this you greatly rejoice, though now for a little while you may have had to suffer grief in all kinds of trials.
These have come so that your faith of greater worth than gold, which perishes even though refined by fire may be proved genuine and may result in praise, glory and honour when Jesus Christ is revealed. Though you have not seen him, you love him ; and even though you do not see him now, you believe in him and you are filled with an inexpressible and glorious joy, For you are receiving the goal of your faith, the salvation of your souls.

The faith must be tested, it has to be revealed, tested through the trials. Whose test is this ? It is the one of the faith. When one takes a math test or a language test in high school, it is for showing that one really knows these subjects. This is parallel to the faith, which is demonstrated by the works. It is in the works that the faith is seen.
That is why God tests, he puts to the test our faith for taking away all sorts of illusions. (1 Corinthians 3 :10 says : By the grace God has given me, I laid a foundation as an expert builder, and someone else is building on it. But each one should be careful how he builds.)
It is always a battle which breaks loose when the faith is
"attacked". Sooner ore later our believes must be burned up, destroyed (surely not by us but by the test itself) so that the authentic faith can remain after.

And as one of the authors of "Christian Souvenirs" of 1854 says : "… The faith must pass through the fire. It is going to be ground until nothing of it is left over. Losses…It will be submitted to all types of perturbing blows. Sudden changes at work, in the family, the health, at church, mourns, sufferings, etc. It may happen that one cannot find within oneself a spark of life since one is sunk in a deep gorge filled of bad situations. One has certainly fallen into the most painful periods of life. The Lord can destroy all that comes from us. He can make us cling to nothing. On doing so He can oblige us to live leaning only unto the grace and the mercy. The natural man believes he is able to do all. The christian one, fully humble, thinks he is yet able to accomplish something. But when all of a sudden God’s arm drops strongly over our scaffolding, and we are then like a man struck by lightening, we learn to annihilate ourselves in a different way. All this takes place because one sees how out of what was thaught to be conversion or consacretion comes a whole world of justice of its own, of illusions concerning ourselves and of spiritual selfishness."(end of quotation)

Yes, the faith is to be tested, screened out as the Lord says in Luke 22 :31-32 :
"Simon, Simon, Satan has asked to sift you as wheat. But I have prayed for you, Simon, that your faith may not fail. And when you have turned back, strengthen your brothers."
And so says James in chapter 1, verses 2 to 5 of his letter : "Consider it pure joy, my brothers, whenever you face trials of many kinds, because you know that the testing of your faith develops perseverance…"
The testing of our faith serves also to prouve the measure of our obedience towards the Lord. (See Abraham in Genesis 22).

The art of the spiritual warfare is learned through the faith set to testing (Judges 3 :1-4). 1 Peter 5 :8-9 says : "Be self controlled and alert. Your enemy the devil prowls around like a roaring lion looking for someone to devour. Resist him, standing firm in the faith, because you know that your brothers throughout the world are undergoing the same kind of sufferings." God lets the devil test us in order that we learn to resist the sworn enemy of our soul and that we stay in victory after we have overcome all. And finally, the "desert", which is to the faith a test. It makes appear what there is really within our hearts. "Remember how the Lord your God let you all the way in the desert these forty years, to humble you and to test you in order to know what was in your heart, whether or not you would keep his commands. He humbled you, causing you to hunger and then feeding you with manna, which neither your fathers had known, to teach you that man does not live on beard alone but on every word that comes from the mouth of the Lord." (Deutoronomy 8 : 2-3).
Yes, the desert is a test very hard to stand because God often forsakes us there. ( 2 Chronicles 32 :31).
So do not give up as you mouve through the trials. The faith in the storms grows its roots deeper in Christ who is our life, our victory. At any time, keep the eyes of the heart fixed on Jesus, for He is our faith, it is He who leads it to perfection.

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Permalink 19:16:15, Categorías: Meditación, 816 palabras   Spanish (ES)

La Fe Probada

1 Pedro 1 :6-9
Por lo cual vosotros os alegráis, aunque ahora por un poco de tiempo, si es necesario, tengáis que ser afligidos en diversas pruebas,
Para que, sometida a prueba vuestra fe, mucho más preciosa que el oro (el cual, aunque perecedero, se prueba con fuego), sea hallada en alabanza, gloria y honra cuando sea manifestado Jesucristo.
Vosotros, que lo amáis sin haberlo visto, creyendo en él aunque ahora no lo veáis, os alegráis con gozo inefable y glorioso, obteniendo el fin de vuestra fe, que es la salvación de vuestras almas.

La fe debe ser probada, debe revelarse, probarse en la prueba. ¿ De quién es la prueba ? De la Fe. Cuando hacemos el examen de matemáticas o de idiomas en el bachillerato, es para revelar que verdaderamente conocemos estas materias. Esto se parece a lo que concierne a la fe, ella es demostrada por las obras. Es en la obra que se ve la fe.
Es por ello que Dios prueba, somete a prueba nuestra fe, para despojarla de toda ilusión. (1 Corintios 3 : 1 dice :
Conforme a la gracia de Dios que me ha sido dada, yo, como perito arquitecto, puse el fundamento, y otro edifica encima ; pero cada uno mire cómo sobreedifica…)
Es siempre un combate que causa estragos cuando la fe es "atacada". Tarde o temprano nuestras creencias deben ser quemadas, destruídas (ciertamente no por nosotros, pero por la prueba) para que sólo la fe auténtica permanezca.

Como lo dice uno de los autores de "Recuerdos Cristianos" de 1854 :"…La fe debe pasar por el fuego. Ella va a ser molida hasta que ya no quede nada. Despojamiento…ella será sometida a toda clase de tratamientos conflictivos. Alteración en el trabajo, la familia, la salud, la iglesia, duelos, sufrimientos, etc. Uno mismo puede llegar a no encontrar en sí una chispa de vida, hundido en un abismo de males, caeer en los más dolorosos intervalos. Jehová puede destrozar todo lo que viene de nosotros. El puede suspendernos de la nada y así obligarnos a vivir únicamente de la gracia y de la misericordia. El hombre natural se cree capaz de todo. El cristiano, completamente humillado, se cree aún capaz de alguna cosa. Pero, cuando de pronto el brazo de Jehová caee sobre nuestros andamios y que somos como un hombre denribado por un rayo, aprendemos a aniquilarnos a nosotros mísmos de otro modo, al ver salir de lo que llamabamos conversión o consagración todo un mundo de justicia propia, de ilusiones sobre nosotros mísmos y de orgullo espiritual." (fin de cita)

Sí, la fe debe ser probada, cribada como lo dice el Señor en Lucas 22 :31-32 Dijo también, el Señor : Simón, Simón, Satanás os ha pedido para zarandearos como a trigo ; pero yo he rogado por ti, para que tu fe no falte ; y tú, una vez vuelto, confirmes a tus hermanos. Santiago lo dice también en el capitulo 1 y versículos del 2 al 5 de su epístola "Hermanos míos, gozaos profundamente cuando os halléis en diversas pruebas, sabiendo que la prueba de vuestra fe produce paciencia..." La prueba de nuestra fe sirve también para probar la dimensión de nuestra obediencia al Señor. (Ver Abraham en Génesis 22).

El arte de la guerra espiritual se aprende a través de la fe probada ( Jueces 3 : 1-4). 1 Pedro 5 : 8-9 dice : " Sed sobrios y velad, porque vuestro adversario el diablo, como león rugiente, anda alrededor buscando a quien devorar.
Resistidlo, firmes, en la fe, sabiendo que los mismos padecimientos se van cumpliendo en vuestros hermanos en todo el mundo." Dios deja que el diablo nos pruebe para que aprendamos a resistir al enemigo jurado de nuestra alma y a permanecer en la victoria después de haber superado todo. Y finalmente, el "desierto" es una prueba para la fe. El hace aparecer lo que realmente hay en nuestros corazones. "Te acordarás de todo el camino por donde te ha traído Jehová, tu Dios cuaranta años en el desierto, para afligirte, para probarte, para saber lo que había en tu carazón, si habías de guardar o no sus mandamientos. Te afligió, te hizo pasar hambre, y te sustentó con maná, comida que ni tú ni tus padres habían conozido, para hacerte saber que no sólo de pan, vivirá el hombre, sino de todo lo que sale de la boca de Jehová vivirá el hombre." Deuteronomio 8 : 2-3. Sí, el desierto es una prueba bastante dura porque seguido Dios nos "abandona" ahí. ( 2 Crónicas 32 : 31).
No aflojemos durante la prueba. La fe en las turbulencias se arraiga en Cristo nuestra vida, nuestra victoria. En todo tiempo conservemos los ojos del corazón fijos en Jesús nuestra fe, el cual la lleva a la perfección.

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12.06.08

Permalink 07:53:38 pm, Categories: News, 604 words   English (UK)

News

Hi to all !

These are the news for the month of June.

We are back from our trip to Brazil. We stayed over there ten days. It was then at Curitiba that I was really shocked by the poverty which surrounded us and the heaviness of the atmosphere, felt inside the house rooms. It is not strange to see beside a small house a big building, no matter if the house is sometimes to the point of collapsing. What took me also by surprise where the persons of very low income. They perform simple tasks in order to feed themselves. For instances, whole families pick-up trash bags at business downtown. They use big wagons, which are not pulled by any sort of animal, to transport them to recycle plants. Despite all this the people pay very much attention to the fact of making feel at home that newcomers.They treat them with a royal carpet.
And as communication concerns, there is no problem at all. The Brezilians are quite open. It is easy to adress them in Spanish and be understood. Another thing they pay very close attention is the meals prepared for their guests. The food is excellent and plenty. The gama of it is really considerable though their traditional dish is made of rice and tiny red beans. Corn is eaten in all fashions.

Going straight into the work done and my stay abroad. I would like, first of all, thank very kindly the family which lodged me. Secondly, the rehearsals began the very first day of my arrival. (It was a little hard) It is true that their level of performance is different compared to ours, but they did their best in any case. Three rehearsals showed to be not enough for the musicians. The members of the choir were much better prepared, just one rehearsal was needed to review what was essentially important to see.
Five concerts were held at five different Baptist Churches. They were carried out during the church service ; and to be honest, that was another surprise to me. All seened to be the easiest way, they had in hand, to bring into fruition the evenings of evangelization. And finally, something else that caught my attention was the offering, there is no plate passed around during the service hour, all is done under the form of donation afterwards, directly to the treasury board.

All the photos of Curitiba and those ones of the musicians who played at the concert are found at our « Galerie ». To see them go to :
http://www.symphonique.org/galerie/

You can listen to the new preachings of Pastor Roger, in English and in Spanish, at :
http://www.symphonique.org/en/preacher.php
http://www.symphonique.org/en/preacher.php

We kindly ask to let others, mainly those ones who still do not know the Lord, listen to the messages. They can surely touch their broken hearts !

By the way, we look for a German-speaking pastor, someones who will be willing to share with us some of his God’s given sermons.

Pastor Michel has written a text on « the tested faith ». To my point of view this is a most. At « Meditation », in the Blog, you can read it :
http://www.symphonique.org/blog/index.php?blog=8&cat=26

This text is for being read, meditated upon and spread around. You know, faith is to us a key factor. Do not forget, all texts are translated into three or four languages. Do not let anything keep you from sending them to your friends and foreign acquaintances.

May the Lord bless you all !

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