Archives pour: Mai 2006

19.05.06

Permalink 13:32:47, Catégories: Réflexions bibliques [B], 1088 mots   French (FR)

Mais les primevères ça ne gèle pas !

En France nous aimons particulièrement « parler de la pluie et du beau temps », en fait de la météo. Dans certains métiers c’est essentiel mais pour la plupart d’entre nous c’est juste pour discuter et souvent pour « râler». Et justement cet hiver a été spécialement long !

Alors j’apprécie avec enthousiasme le retour des couleurs et des chants d’oiseau. Chaque année je guette les oiseaux migrateurs qui passent au-dessus de chez moi ; ils remontent au nord et nous annoncent le printemps. Je visite aussi les fleurs et je me réjouis des premiers boutons et des premières corolles. J’ai l’impression que le paysage jusqu’alors bloqué sur les vert, gris, marron, se réveille en retrouvant les bleu, rouge, jaune, rose….J’ai aussi des surprises : des fleurs se sont multipliées. Là où j’avais mis un oignon il y a quelques années j’ai maintenant tout un tapis de crocus magnifiques. Mais les primevères, que j’ai plantées en automne, ont du mal à se remettre de ce long hiver. Quelques unes semblent multiplier les boutons pour se donner l’impression d’exister, mais l’ensemble n’est pas très beau. D’autres ont deux ou trois feuilles minuscules, et ont du mal à trouver un peu d’énergie pour quelques pauvres boutons. Et plusieurs ont disparu. Le gel, la neige, les pluies violentes et répétées, la grêle et maintenant le soleil et les changements de températures, c’est plus que ce qu’elles ne pouvaient supporter.

Et quand je dis à ma maman, qui est passionnée de fleurs, que mes primevères ont gelé, elle me répond :« Mais les primevères ça ne gèle pas!».
Il est vrai que mes primevères plus rustiques, presque sauvages, se portent bien. Elles se multiplient tranquillement et se sont même installées chez mon voisin. Je me réjouis de ces tapis jaunes et mauves.
Alors, est-ce que les primevères gèlent, ou pas ? Il semble que certaines oui et d’autres non.
Les plus résistantes, celles aux couleurs plus pâles, m’ont été données ; par contre celles aux couleurs vives, que j’avais achetées pour leur beauté, ont beaucoup de mal à profiter du printemps et à s’épanouir. Elles en sont pourtant le signe, en particulier dans la langue espagnole, puisque c’est le même mot.

Les fleurs qui ont du mal, ont été cultivées sous serre, dans les conditions les meilleures pour elles, pour nous donner envie de les acheter. Et elle étaient très belles : rouges, bleues, roses et jaunes, avec de grandes fleurs et de belles feuilles bien vertes. Quand je les ai plantées, tout allait bien pour elles, elles semblaient se plaire dans mon jardin, et elles l’embellissaient vraiment. Mais elles n’étaient pas vraiment dans leur saison, ces fleurs symboles du printemps, alors peu à peu elles ont dépéri. Elles se sont remises de la première gelée, mais peu à peu, quand celles-ci se sont multipliées, quand les conditions se sont durcies, elles ont perdu des boutons, puis des feuilles…Maintenant elles devraient être en pleine floraison, mais elles sont ridicules, tristes et malades, quand elles ne sont pas tout simplement mortes.

Conclusion : L’année prochaine je n’achèterai pas de nouvelles primevères multicolores. Mais j’attendrai patiemment la fin de l’hiver, et je continuerai d’admirer mes tapis de primevères jaunes et mauves.

Le Seigneur nous a tous et toutes donné des dons. Certains nous semblent plus beaux, plus colorés, plus lumineux. Quand nous en sommes les heureux dépositaires, nous risquons de tomber dans un orgueil et une arrogance qui ne rendent pas gloire à notre jardinier, à notre Seigneur. Et quand nous voyons les belles couleurs des dons des autres, nous sommes quelquefois envieux. Nous avons l’impression que le Seigneur a mieux servi certains de ses enfants. Par conséquent nous jugeons le ou les dons que nous avons reçu comme « deuxième choix ».

Aïe ! Aïe !Aïe ! Est-ce que ma vie et mon service pour le Seigneur dépendent de la couleur que les autres voient en moi ? Et qui peut juger de la valeur de chacun de nous, sinon Dieu et Dieu seul ?

Quand j’ai planté mes belles fleurs multicolores, au mois de septembre ou octobre, on ne voyait qu’elles dans les massifs. En cherchant un peu j’aurais sans doute trouvé des feuilles de primevères printanières, mais cela n’avait pas d’importance à ce moment-là. J’ai même sûrement piétiné certains pieds car elles poussent n’importe où ! Je peux même imaginer que si elles avaient pu parler, mes fleurs nouvelles venues se seraient moquées des autres qui semblaient encore dormir. « Regardez-nous et regardez-vous ! quelle misère !… ».

Quelques mois plus tard, la situation s’est retournée. Mes belles fleurs ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes, malades et à peine visibles, et mes fidèles petites primevères apportent leur lumière un peu partout, on pourrait presque dire sans discernement !

Est-ce que nous savons vraiment apprécier ce que notre Seigneur fait dans notre vie ? Est-ce que nous lui sommes reconnaissants de la couleur, des dons, qu’il nous donne. Est-ce que nous savons nous réjouir de la belle couleur de nos frères et sœurs ?

Seigneur nous voulons t’être reconnaissants pour ces longues périodes d’hiver. Nous n’en comprenons pas toujours le sens, et nous sommes souvent mécontents parce que ces temps douloureux nous semblent une perte de notre précieux temps. Alors Seigneur nous te demandons pardon pour nos manques d’amour et de confiance quand nous sommes dans de mauvaises conditions. Et comme les fidèles petites fleurs toutes simples nous voulons nous réjouir pour le travail que tu fais en nous et dans nos frères et sœurs. Nous nous réjouissons d’être semées au gré du vent de ton Esprit pour embellir les jardins de nos voisins.

Merci Seigneur pour cette explosion de vie, de couleurs, de chants, qui suit toujours le long hiver. Merci Seigneur pour le printemps qui manifeste toujours les fruits de l’hiver. Merci pour le soleil !

Non, les primevères que le Seigneur sème et entretient, ne gèlent pas !

Permalien

09.05.06

Permalink 05:31:42 pm, Categories: Biblical thoughts, 1046 words   English (UK)

But the primroses don’t freeze!

In France, we particularly love to talk about the weather. In some professions, it is essential to discuss, but for most of us, we talk about the weather so that we can complain about it.
Particularly, since this winter has been especially long.

So, I am appreciating the return of color and the chirping of birds so much. Each year,
I wait and look for migrating birds that pass over my house. As they return back North, they announce to us that spring has come. I also take a look at the flowers and rejoice at the first signs of the buds and the leaves. It seems that the countryside, so long in greens, grays and browns wakes up in blues, reds, yellows and pinks. I have also had some surprises this year – flowers that have multiplied. Where I had put an onion a couple of years ago, I now have a carpet of wonderful crocuses. However my primroses are another story! I planted some last autumn, and they have had a hard time coming back from this long winter. Some of the buds seemed to multiple giving the impression that they are growing, but as a whole they are not pretty. Some have a couple of tiny leaves but are having a hard time finding the energy to grow their little buds and several have even disappeared. Frost, snow, heavy rains, hail, the sun and drastic temperature changes have been really more than they can take.

And when I told my mother, who is passionate about flowers, that my primroses had frozen, she said, “But primroses don’t freeze!” It is true that my more rustic and wild primroses are holding steady. They multiply every year and have even grown into my neighbor’s yard. I am thrilled to see this colorful carpet of yellow and mauve. So back to the question, “Do
primroses freeze or not?” It seems that some do and some don’t. The most resistant are the ones that had been given to me and have the palest colors. On the other hand, those with brightest colors (those that I purchased for their beauty) had a hard time blooming and lasting throughout this Sprint. After thinking about it, I think that there is perhaps a message for us in the name of the flowers since the word in Spanish means spring.

The flowers that had a hard time lasting were the ones that had been cultivated in the best
conditions for them so that we would want to buy them. They were beautiful – red, blue, pink and yellow with big beautiful flowers and beautiful green leaves. When I planted them, it seemed like for a time that they really were enjoying my garden, as they really grew for a little bit. But these flowers, which are symbols of spring, weren’t in their right season and little by little they started to waste away. They made it past the first frost, but little by little as the frosts multiplied and as the conditions worsened, the primroses lost their buds then they lost their leaves. They should be in full bloom now, but the ones that aren’t dead look ridiculous, sad and sick.

Conclusion, next year I will not buy new multicolored primroses!! However, I will wait patiently until the end of winter, and I will continue to admire the yellow and mauve primrose carpet that is already there.

The Lord gives us all gifts. However, some of them seem more beautiful, more colorful or brighter than others. When we are the happy receiver, we risk falling into pride or arrogance, which doesn’t give glory to our Gardener, the Lord. And when we see the beautiful colors of others’ gifts, we are often envious. We then have the impression that the Lord is serving some of His other children better than us. As a result, we receive the gifts that He has given us as second choice instead of first.

Yikes! Do my life and my service for the Lord depend on the colors that others see in me? And who can judge the value of each of us – only God and God alone.

When I planted my beautiful plants in September or October, I only saw them in the whole. If I had really looked, I would have without a doubt seen the primroses’ spring leaves, but that had no importance then. I even trampled some of their new little buds because they were growing everywhere. If my new beautiful primroses would have been able to talk then, they would have mocked the other flowers that seemed to be sleeping still. “Look at me. Look at you. How wretched you look!!”

Several months latter, the situation was completely the opposite. My beautiful primroses were only shadows of them-selves, sick and barely visible. And my faithful, small, pale primroses were still there carrying their color and their light a little everywhere.
One could almost say without care.

Do we know how to really appreciate what the Lord has done in our life? Are we really thankful that He gives us color and the other gifts that He gives? Do we really know how to rejoice in the beautiful color of our sisters and brothers?

Lord we want to be thankful for these long periods of winter. We don’t always understand the sense of what You are doing, and as a result, we are often discontent. Because of these painful times we feel as if we are losing our precious time here on Earth. So Lord we ask you to forgive our lack of love and our lack of trust when we are in hard conditions. And like my faithful little simple primroses we want to rejoice for the work that You are doing in us and in our brothers and sisters. We rejoice to be sown at the will of your Holy Spirit in order to embellish the gardens of our neighbors.

Thank you Lord for this explosion of life, of colors, of songs that follow such a long winter. Thank you Lord for spring that manifest the fruits of winter. Thank you for the sun!

No, indeed, the primroses that the Lord sows and grows don’t freeze!

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Permalink 17:27:45, Categorías: Reflexiones biblicas, 1006 palabras   Spanish (ES)

Pero las primaveras... ¡no hiela!

En Francia nos gusta particularmente “hablar de cualquier cosa”, de hecho del clima. En ciertas profesiones es esencial, pero para la mayor parte de nosotros es justo para discutir y seguido para “gruñir”. Y precisamente, ¡este invierno fue especialmente largo!

Yo aprecio con entusiasmo el regreso de los colores y los cantos de los pájaros. Cada año atisbo los pájaros emigrantes que pasan por encima de mi casa; vuelven al norte y nos anuncian la primavera. Visito las flores y me gozo de los primeros botones y de las primeras corolas. Tengo la impresión que el paisaje hasta entonces bloqueado por los verde, gris, castaño, se despierta recuperando los azul, rojo, amarillo, rosa... Tengo también sorpresas: las flores se multiplicaron. Ahí donde yo había puesto una cebolla hace algunos años ahora tengo todo un tapiz de magníficos azafranes. Pero las primaveras, que yo planté en otoño, sufren para reponerse de este largo invierno. Algunas parecen multiplicar los botones para darse la impresión de existir, pero el conjunto no es muy bello. Otras tienen dos o tres hojas minúsculas, y la pasan mal para encontrar un poco de energía para algunos pobres botones. Y varias desaparecieron. El hielo, la nieve, las lluvias violentas y repetidas, el granizo y ahora el sol y los cambios de temperatura, es más que lo que ellas podían soportar.

Y cuando yo le digo a mi mamá, quien es apasionada de las flores, que mis primaveras se helaron, ella me responde: “Pero las primaveras... ¡no hiela!”
Es verdad que mis primaveras más rústicas, casi salvajes, se encuentran bien. Se multiplican tranquilamente e incluso están instaladas en casa de mi vecino. Yo me gozo de estos tapices amarillos y malvas.
Entonces, ¿las primaveras se hielan, o no? Parece que alguna si y otras no. Las más resistentes, las de los colores más pálidos, me fueron dadas; en cambio las de colores vivos, que había comprado por su hermosura, tienen mucho trabajo para aprovecharse de la primavera y abrirse. Ellas no son por lo tanto la señal, en particular en la lengua española... ya que es la misma palabra.

Las flores que lo pasan mal han sido cultivadas en invernadero, en las mejores condiciones para ellas, para causarnos deseo de comprarlas. Y ellas eran tan bellas: rojas, azules, rosas y amarillas, con grandes flores y bellas hojas muy verdes. Cuando yo las planté, todo iba bien para ellas, parecían estar a gusto en mi jardín, y lo hermoseaban verdaderamente. Pero no estaban de veras en su estación, estas flores símbolo de la primavera, poco a poco se marchitaron. Se repusieron de la primera helada, pero poco a poco, cuando se multiplicaron, cuando las condiciones se endurecieron, perdieron botones, después hojas... Ahora deberían estar en plena floración, pero están ridículas, tristes y enfermas, ¡cuándo no estén simplemente muertas!

Conclusión : El próximo año yo no compraré las nuevas primaveras multicolores. Pero esperaré pacientemente el fin del invierno, y continuaré por admirar mis tapices de primaveras amarillas y malvas.

El Señor nos ha dado a todos y a todas dones. Algunos nos parecen más bellos, más coloridos, más luminosos. Cuando somos los felices depositarios, corremos el riesgo de caer en un orgullo y una arrogancia que no rinden gloria a nuestro jardinero, a nuestro Señor. Y cuando vemos los bellos colores de los dones de los otros, nos ponemos a veces envidiosos. Tenemos la impresión de que el Señor ha servido mejor a algunos de sus hijos. En consecuencia juzgamos el o los dones que hemos recibido como “segunda selección”.

¡Ay! ¡Ay! ¡Ay! ¿Es que mi vida y servicio por el Señor dependen del color que los otros ven en mí? ¿Y quién puede juzgar el valor de cada uno de nosotros, sino Dios y sólo Dios?

Cuando planté mis bellas flores multicolores, en el mes de septiembre u octubre, sólo se veía a ellas en los macizos. Buscando un poco yo habría sin duda encontrado hojas de primaveras primaverales, pero eso no tenía importancia en ese momento. ¡Y seguramente también pisoteé algunos tallos porque ellas brotan por doquier. Hasta puedo imaginar que si ellas hubieran podido hablar, mis flores recién llegadas se habrían burlado de las otras que parecían aún dormir. “¡Véanos y véanse” ¡qué desgracia!...”

Algunos meses más tarde, la situación dio la vuelta. Mis bellas flores no son más que la sombra de ellas mismas, enfermas y en dificultades visibles, y mis fieles pequeñas primaveras suministran su luz un poco por todas partes, ¡se podría casi decir sin discernimiento!

¿Es que sabemos nosotros verdaderamente apreciar lo que nuestro Señor hace en nuestra vida? ¿Es que le somos agradecidos por el color, los dones, que él nos da? ¿Es que sabemos nosotros gozarnos del bello color de nuestros hermanos y hermanas?

Señor, nosotros queremos serte agradecidos por esos largos períodos de invierno. No comprendemos siempre el sentido, y seguido estamos descontentos porque esos tiempos dolorosos nos parecen una pérdida de nuestro precioso tiempo. Señor, te pedimos perdón por nuestras faltas de amor y de confianza cuando estamos en malas condiciones. Y como las pequeñas flores, todas simples, queremos alegrarnos por el trabajo que tú haces en nosotros y en nuestros hermanos y hermanas. Nos regocijamos de ser sembrados a merced del viento de tu Espíritu para embellecer los jardines de nuestros vecinos.

¡Gracias Señor por esta explosión de vida, de colores, de cantos, que siguen siempre al largo invierno. Gracias Señor por la primavera que manifiesta siempre los frutos del invierno. Gracias por el sol!

No, las primaveras que el Señor siembra y cuida, ¡no se hielan!

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